Les conférences thématiques

 

 

Sept conférences sont, à ce jour, disponibles, descendez sur cette page ou cliquez sur les onglets pour les découvrir.

Notez que certaines de ces conférences peuvent être couplées à des expositions portant sur la même thématique...


La chanson et les poètes

 

Etroitement entremêlées chez les troubadours, poésie et chanson n’ont jamais tout à fait distendu les liens qui les unissent. Entre amours fusionnelles et relations de bon voisinage, l’une et l’autre se sont mutuellement enrichies, fécondées, nourries.

 

Au XXème  siècle, Villon, Hugo, Verlaine et autres « classiques » font une entrée remarquée dans la chanson populaire. Aragon, Mac Orlan ou Prévert auront ce privilège de leur vivant. Cette conférence rend hommage à ceux qui eurent à cœur, à l’instar de Léo Ferré, de « faire descendre les poètes dans la rue ».

Qu’ils s’appellent Yvette Guilbert, Agnès Capri, Marianne Oswald, Georges Brassens ou les Têtes raides, ils ont en commun d’avoir épinglé à leur répertoire quelques unes des très belles pages de la poésie francophone. « La chanson permet d’arracher la poésie à l’imprimerie » disait Claude Nougaro. Et de la rendre accessible au plus grand nombre, assurément.
                                                                                       
 

Du vin dans la chanson française

 

Au chapitre des plaisirs de la vie, vin et chanson sont intimement liés. L’un et l’autre témoignent du génie de l’homme à embellir son petit arpent d’éternité. L’un et l’autre réclament patience, talent, savoir-faire, ténacité, courage… Et beaucoup d’amour. L’un et l’autre n’ont de raison d’être que par le partage.
                           
On a chanté le vin, il délia bien des glottes. Donnant donnant… Cela tient du complot : chanson et jus de la treille sont de redoutables chroniqueurs, imparables jalons de nos vies, roses ou grises.

Cette conférence s’attache à dégager les différentes thématiques mises en œuvre : Le vin et l’amour, le vin et la sueur des hommes, le vin et l’horloge du temps…  De « l’horrible piquette » nostalgisée par Jean Ferrat au surréaliste Champagne d’un Jacques Higelin, toute une palette d’émotions et de découvertes à portée de votre imaginaire. .
                                                                        

Histoire du café-concert

 

Le sam’di soir après l’turbin, l’ouvrier parisien... Les distractions à bon marché ne manquaient pas en ce temps-là. Cela s’appelait le café-concert, mais tout le monde disait « caf’conç ». Même le bourgeois, qui ne rechignait pas à venir s’y encanailler.

On s’y rinçait l’oreille de refrains folichons. Et l’œil s’émoustillait d’affriolants froufrous. Et les couplets de petite vertu effarouchaient à peine Margot. Et Lautrec, Degas ou Manet y enfiévrèrent leur palette !

L’âge d’or du caf’conç se situe entre deux guerres : celle de 70 et celle de 14-18. Avec le caf’conç, la chanson devenait un métier à part entière. Avec lui, apparait une notion nouvelle : le vedettariat. Thérésa, Paulus ou Polin furent adulés des foules.

Si les noms des « stars » de l’époque tombent peu à peu dans les oubliettes, certaines de leurs chansons s’accrochent encore à la mémoire collective : La femme à barbe, En revenant de la revue, la caissière du grand café... Les premiers tubes !
                                                                       

Les chansons d'humour

 

Du Caf’conç à nos jours, chanson et humour ont toujours fait bon ménage. Le public a su réserver un accueil de choix à ces « amuseurs publics » qui avaient noms Thérésa, Dranem ou Polin… Plus proches de nous, des artistes tels que Bourvil, Ricet Barrier, Pierre Perret ou Marie-Paule Belle ont abordé et enrichi le répertoire comique.

 

Et la jeune scène française prend aujourd’hui le relais, grâce, notamment, à l’éclosion d’une multitude de « groupes festifs » qui ont pour noms Les Blaireaux, Marcel et son orchestre, Les Wriggles…

Cette conférence se propose de mettre en perspective les principaux courants de l’humour chantant : l’art des chansonniers, le comique troupier, la chanson « idiote », les grands orchestres à sketches, la parodie, la satire sociale… Tout en s’attardant sur quelques figures mémorables : Georgius, coqueluche des Surréalistes, Les Frères Jacques, inventeurs de la « chanson animée », Boby Lapointe et ses  chansons farcies … C’est tellement bon de rire un peu !
                                                                                          

La Grande Guerre en chansons

 

Les chansons de la Première Guerre mondiale résonnent comme des chroniques d’une inestimable valeur historique. Entre cocarde et révolte, humanisme  et propagande, désespoir et liesse populaire, elles semblent se répondre les unes aux autres pour témoigner des différents actes du conflit, de leur impact sur toute une société. Œuvre de professionnels ou vers de mirliton, grandiloquente, poignante, mélodramatique ou triviale, chacune d’elles écrit, à sa manière, sa page d’histoire, petite ou grande.

En 1914, les techniques d’enregistrement n’en sont déjà plus à leurs balbutiements. Le disque constituera un aide-mémoire précieux et totalement nouveau par rapport aux précédents soubresauts de l’humanité. Il n’est pas anodin, un siècle plus tard, de  prêter l’oreille à ces refrains qui ont ému, amusé, bouleversé Anatole, Marguerite ou Gustave…

S’appuyant sur l’écoute d’une dizaine d’enregistrements et d’abondantes  citations, cette conférence s’attache à montrer la richesse et la diversité des thèmes abordés par les chansons de l’époque. Elle se nourrit de nombreux témoignages de combattants (carnets de guerre, correspondance, récits) célèbres ou anonymes, qui la rendent particulièrement vivante et attrayante.
                                                                                             

Les cabarets de la rive gauche

 

Tout commence peu après la Libération avec l’Existentialisme et le club du Tabou, rue Dauphine, qui lance la vogue de ces « microcosmes musicaux et littéraires ».

Bien d’autres établissements lui emboîteront le pas. Les IVème, Vème et VIème arrondissements de Paris seront le terreau de prédilection de nombreux cabarets, tels La Rose Rouge, L’Ecluse, Le Port du Salut, La Colombe ou Le Cheval d’Or… Les Frères Jacques, Léo Ferré, Jacques Brel, Barbara, Serge Gainsbourg et la plupart des grands noms de la chanson de la seconde moitié du XXème siècle sont « nés » dans ce contexte.

Cette conférence revient sur un « âge d’or » qui connaîtra son apogée au milieu des années cinquante. Divers facteurs provoqueront son déclin progressif au cours de la décennie suivante.

Reflet d’un art de vivre, d’une émulation créatrice particulièrement féconde, les cabarets « Rive gauche » ont très largement contribué à l’essor et au renouveau de la chanson poétique en France.

My french song is rich

 

Assez peu de chansons françaises ont connu un destin planétaire... Cette conférence se propose de retracer l'incroyable parcours de ces quelques chansonnettes qui ont fait chanter la terre entière : La mer, Mon homme, C'est si bon, Comme d'habitude et quelques autres, qui appartiennent désormais au patrimoine de l'Humanité.

 

Elles ont presque toutes en commun le fait d'avoir eut beaucoup de mal à s'imposer, au départ, dans leur pays natal. Savez- vous, par exemple, que Charles Trenet n'enregistra La mer qu'à contrecœur, la jugeant trop « solennelle et rococo », que la chanson Les feuilles mortes  eu bien du mal à élargir son audience au-delà de Saint-Germain-des-Prés ou que les premières paroles de Mon homme était une parodie de recette de cuisine ?

 

Bref, quelques « secrets de fabrication » savoureux, sans parler du plaisir d'entendre quelques unes de plus belles voix du monde .